Dis moi ce que tu lis #3 Septembre / Octobre

J’ai toujours été ce qu’on appelle une grosse lectrice: toujours une PAL d’avance, toujours un bouquin dans mon sac, toujours au moins 3 lectures en même temps (j’en suis à 8 en ce moment…), toujours à regarder les nouveautés, à flâner en librairie. D’ailleurs en général, y’a trois choses qui m’intéressent quand je vais visiter une ville: ses restos, son théâtre et ses librairies.

Et parfois y’a des moments où je ne lis pas du tout. Par flemme, par manque de temps, parce que vie à deux donc envie de partager du temps avec l’autre. Mais souvent par flemme quand même, faut avouer que c’est bien plus simple de se caler devant une série.

Bref, tout ça pour dire, avec toutes ces nouvelles séries, j’ai l’impression de pas avoir pris le temps de lire.

 

L’année du crabe – Alice Baguet

Alice a 19 ans lorsqu’elle apprend qu’elle a un nouveau pote: Jean-Pierre, un cancer. On suit donc un an de la vie de la jeune fille, comment on cohabite, comment on vit, comment on en a marre et comment on rit, aussi, parfois, avec ce nouvel ami. C’est délicat de juger ce genre de bouquins je trouve, l’auteur livre un peu de son intimité et nous fait part de son expérience, qui lui est propre, du coup, qu’est ce que tu veux dire… C’est intéressant et parfois amusant de savoir comment ça se passe côté malade, mais je crois que j’aurais encore plus aimé si ça avait été plus long, plus détaillé, j’ai l’impression d’avoir survolé le truc. Il n’empêche que la façon d’aborder le sujet est drôle et touchante.

 

Le charme discret de l’intestin – Giulia Enders

C’était pas forcément un titre qui m’attirait, mais après l’avoir vu beaucoup en tête de gondole, dans la presse et sur des blogs, j’ai tenté le coup. En général la surexposition a tendance à me faire fuir mais cette fois-ci j’ai laissé une chance, et je ne regrette pas. Giulia nous livre ici un compte rendu sur ce que l’on sait de l’intestin, cet organe mal-aimé et du système digestif en général. C’est vraiment intéressant, c’est drôle et illustré par la soeur de Giulia. Où l’on apprend qu’il faudrait mettre un tabouret sous nos pieds pour mieux faire caca et que si t’es en dépression, change ton alimentation. Je recommande vraiment cette lecture à tout le monde, on en apprend un peu plus sur nous-même, ce qui est toujours bien.

 

Pétronille – Amélie Nothomb

Je lis Nothomb depuis Stupeur et tremblements en 1999, mon père me l’avait offert à Noël et c’était en quelque sorte devenu une sorte de tradition, j’avais mon Nothomb de l’année sous le sapin. Y’en a 2/3 que j’ai raté depuis, la faute d’habiter à l’autre bout du monde, mais on peut dire que j’ai quasiment tout lu d’elle. Il y a deux genres, parmi ceux qu’elle aborde, que j’aime particulièrement: les récits auto-biographiques autour du japon (Stupeur et tremblements, Métaphysique des tubes, Ni d’Eve ni d’Adam) et les romans comme des contes (par exemple Mercure, que j’aime beaucoup relire). Son style est simple, souvent autour de dialogues bien ficelés, la lecture est plaisante et rapide. Mais voilà, depuis quelque temps, elle ne me surprend plus, ne me fait plus rire, j’ai l’impression que notre relation perd en intensité… Pétronille me laisse un goût fade, lecture sans grand intérêt, heureusement rapide…

 

La maladie de Sachs – Martin Winckler

Bon j’ai enfin terminé ce pavé! Ça a été un peu mieux sur la fin, on en apprend de plus en plus sur notre personnage, mais la longueur de la mise en place a vraiment failli me décourager…

 

Le dernier mot – Hanif Kureishi

Un jeune écrivain doit écrire la biographie d’un vieil écrivain dont la notoriété décline. Entre les exigences commerciales de l’éditeur et la  volonté du vieil homme de restituer une image flatteuse, la tâche s’annonce plus difficile qu’il n’y parait… Mouais bah j’me suis emmerdé! Vraiment du mal à entrer dedans, j’ai trouvé la première partie loooooongue et laborieuse, ça a été à peine mieux sur la seconde partie… C’est lent, les personnages ne sont pas marquants, j’ai vraiment résisté pour pas laisser tomber.

 

La théorie du chien perché – Marie-Sabine Roger

Juliette est une gamine un peu particulière, Etienne est un simple d’esprit. Et voici deux nouvelles, deux personnages, « en rupture avec le monde sensé des adultes ». C’est trop court, c’est très beau, c’est vraiment émouvant. C’est touchant et pas courant de donner la voix à ce genre de personnages et l’auteur le fait avec une douceur et sans aucune condescendance et ça remet un peu les choses en question. Et si les fous c’était nous?

 

Je me retire sur cette question existentielle. Bye.

Publicités